Citations de René Barjavel

« La nuit des temps » est l’un de mes romans préférés.

Je partage aujourd’hui des citations de son célèbre auteur.


vivre les malheurs à l’avance, c’est les subir deux fois.

La nuit des temps René Barjavel


La société qui oblige et qui interdit est mauvaise. Elle rend l’homme malheureux, car l’homme est fait pour être libre, comme un oiseau dans la forêt. Rien n’appartient à personne, tout est à chacun. L’argent qui permet d’accumuler des biens personnels est mauvais. Il faut quitter cette société, vivre en marge d’elle, ou ailleurs. La combattre est mauvais. La violence est mauvaise car elle crée des vainqueurs et des vaincus, elle remplace d’anciennes contraintes par des obligations nouvelles. Toutes les relations entre humains qui ne sont pas celles de l’amour sont mauvaises. Il faut quitter la société, s’en aller.

Les chemins de Katmandou – René Barjavel


Pour moi, la vie est une merveille, et c’est par l’amour de la vie que l’on doit arriver à l’expliquer. Elle comporte des souffrances, bien sûr, et i’en ai eu ma part ; mais il y a deux façons de considérer le malheur. Une façon négative, qui renie la beauté de la vie et qui ne fait qu’ajouter au malheur ; une façon positive qui réside dans un certain détachement en face de lui et le rend moins cruel à supporter. Ce détachement n’a rien à voir avec l’indifférence. Il repose sur la foi que l’on garde dans la vie, dans l’incroyable merveille que représente la nature qu’elle anime. Et dans l’ordre qui organise cette nature. Car cet ordre existe, Il n’est pas le fait du hasard, il est même inscrit dans nos gènes. ..

Interview de René BARJAVEL dans France-Soir Magazine du 13 octobre 1984 (n°12.493) – Barjavel


Ils nomment cela l’amour, et comme tu l’as bien compris, c’est justement son contraire. Ils disent Je te veux, je te prends, tu es à moi. Est-ce cela, aimer ? N’est-ce pas plutôt dévorer ? Et lorsque la nourriture se sauve, ils croient qu’ils vont mourir d’inanition. Alors qu’il suffit de tendre la main. ..

Le Prince Blessé – René Barjavel


Chacun fait le contraire de ce qu’il devrait faire pour être heureux, puis il accuse les autres de son malheur.

Le prince blessé et autres nouvelles – René Barjavel


Il ne suffit pas d’être en vie, il faut être vivant . C’est à dire savoir à chaque instant qu’on est au cœur d’un prodige et être en contact, en harmonie avec lui. C’est difficile, mais lorsqu’on parvient à en prendre conscience, on en reçoit un perpétuel émerveillement qui paie au centuple des efforts que l’on a consentis. .. Le plus souvent, nous voyons, mais nous ne regardons pas, nous entendons, mais nous n’écoutons pas. Les choses nous bousculent au lieu que nous portions la main sur elles. Nous devrions en disposer pour notre bonheur, et ce sont elles qui nous possèdent pour notre angoisse. Pourtant chacun de nous est au centre de tout, au milieu de l’univers entier. Chacun de nous possède les portes que le créateur (ou la nature, comme l’on voudra) lui a données pour y pénétrer. Mais nous oublions de les ouvrir. Pour ma part, je suis sans arrêt ébloui par le phénomène de la vie.

Interview de René BARJAVEL dans France-Soir Magazine du 13 octobre 1984 (n°12.493) Barjavel

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