Comme au cinéma de Grisha Bruskin

Merci à Babélio et aux Editions La Baconnière pour ce beau livre. J’ai été attirée par la couverture, ce barbu intrigant, cette très belle photo en noir et blanc et… CINEMA, le mot qui me parle… Et le fait que ce soit une sorte d’album photo/reportage/biographie sur un artiste Russe.  Allez je vous en parle…

 


Grisha Bruskin vit à New York (Manhattan), au cœur de Soho. Peu après la chute du régime soviétique, ce grand artiste new-yorkais d’’origine russe a connu la notoriété internationale, de façon surprenante, lors d’’une première mise aux enchères d’’oeœuvres d’’art d’’artistes russes, organisée à Moscou. Depuis lors, il expose dans le monde entier ses tableaux, tapisseries, installations, sculptures, qui tissent un lien esthétique original entre le monde soviétique et le monde judaïque et occidental. Son immense talent a été salué par les galeries et les collectionneurs en Europe, en Russie et en Amérique.

« Comme au cinéma » raconte, avec tendresse et poésie, l’’histoire de sa famille, dans laquelle, inévitablement, se mêlent son histoire personnelle et amoureuse et celle du peuple russe. Les nombreuses photos d’’archives, souvent drôles et émouvantes, qui illustrent cette saga familiale, donnent au livre un aspect cinématographique qui en font un objet à la fois littéraire et artistique – une histoire et une vie sentimentale et savoureuse racontée en mots et en images.


Qui est Grisha Bruskin ?

L’artiste peintre Grisha Bruskin naît en 1945 à Moscou.  Grisha Bruskin étudie au département artistique de l’Institut du Textile de Moscou, d’où il sort diplômé en 1968.
L’année suivante il est admis au sein de la toute-puissante Union des Artistes.  Sa première exposition solo, qui se déroule en 1983 à Vilnius, est fermée au bout de 10 jours car suspectée d’anti-soviétisme. L’année suivante, son exposition à la Maison centrale des travailleurs de l’art de Moscou est stoppée le jour même du vernissage.  En 1987, le réalisateur Milos Forman acquiert une de ses oeuvres importantes. William Struve, marchand d’art de Chicago, vient ensuite lui acheter une dizaine de toiles, en vue d’organiser la première exposition de l’artiste aux Etats-Unis.  En 1988, Bruskin attire l’attention du monde occidental lors de la vente d’art contemporain soviétique organisée par Sotheby’s à Moscou et s’installe à New York.  Sélectionné pour représenter la Russie, il crée en 1999 Leben Uber Alles, installation permanente pour le Reichstag rénové à Berlin. Source : http://www.moreeuw.com


L’avis de Sybelline

Le livre commence par plusieurs JE ME SOUVIENS… Un texte… puis nous parcourons l’album de famille.

L’artiste commente les photos, l’auteur ne sait pas toujours qui est qui parmi ses ancêtres – parfois avec cynisme, souvent avec humour et nostalgie. Il suppose et note les ressemblances, narre des histoires/anecdotes de famille qui se transmettent de génération en génération.

Cela me rappelle lorsque mon grand père maternel est mort, ma mère a récupéré de nombreuses photos noir et blanc d’époque et a essayé de les classer dans des albums – il y en avait tant –  parfois de petites indications écrites derrière la photo indiquait l’identité des personnes, la parenté, les dates ou les lieux.. Parfois rien. On essayait bien de deviner…

Ecrits et photos : la Russie, le froid, la campagne, les objets, les sensations, les lieux, les personnes, les sons, l’amour, la mort, la maladie, les drames,les odeurs… LA VIE. Des portraits, photos de couples, photos de groupes, d’école, d’armée, de vacances… Souvent ce sont des photos prises par des photographes, les personnes y posent, on voit bien l’attention qu’ils ont attachée à leur tenue vestimentaire.

L’auteur interpelle le lecteur, il pose quelques mots de correspondances, quelques réflexions et poèmes. C’est poétique et plein d’humour et on imagine mille choses en regardant les photos..

Le blanc des pages ajoute un caractère dépouillé qui n’est pas sans charme. Souvent juste quelques mots sur une page, ce qui donne vraiment un aspect album photo souvenirs au livre, et aussi ce papier presque écru et cette couverture cartonnée comme une vieille photo finit de faire de ce livre un bel objet.

Extrait : – Tes yeux sont tout noirs, mon garçon. Tu as oublié de les laver, me dit une dame adulte dans l’autobus. (page 117)

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