Les grandes et les petites choses de Rachel Khan

 

Rachel Khan a participé aux 68 premières fois et elle a parlé de ce 1er roman en octobre 2016 lors d’une table ronde (Notes d’interviews ) sur les 1er roman organisée par Charlotte Milandri (Blog l’Insatiable Charlotte) dans le cadre de la 25ème heure du livre au Mans 72.


Lecture : Février- Mars 2017 – 105 pages – Sortie : Février 2016 – Auteur : Rachel Khan – Editions Anne Carrière

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Nina Gary a 18 ans ; alors qu’elle tente de devenir une femme, elle réalise que quelque chose cloche. Entre son père gambien qui marche comme un tam-tam, son grand-père à l’accent de Popek qui boit de la vodka, entre le trop d’amour de sa mère cachée pendant la guerre, le rejet de la fac et la violence de la rue, elle est perdue. Noire, juive, musulmane, blanche et animiste, elle en a gros sur le cœur d’être prise pour une autre, coincée dans des cases exotiques où elle ne se reconnaît pas. Alors, elle court.  C’est la solution qu’elle a trouvée pour échapper aux injustices et fuir les a priori d’une société trop divisée pour sa construction intime. Elle fait le choix de la vitesse pour se prouver qu’elle a un corps bien à elle et se libérer de l’histoire de ses ancêtres, trop lourde pour ses épaules. Un mouvement permanent pour s’oublier, et tout oublier de la Shoah, de l’esclavage, de la colonisation et de la reine d’Angleterre. Courir pour se perdre, s’évader, se tromper, être trompée, se blesser, se relever peut-être. Ne plus croire en rien, seulement au chronomètre et en l’avenir des 12 secondes qui vont suivre. Sentir ses muscles, pour vivre enfin l’égalité – tous égaux devant un 100 mètres, à poil face au temps. Entre les grandes et les petites choses, c’est l’histoire de Nina Gary, une jeune fille qui court pour devenir enfin elle-même.

L’avis de Sybelline

Nina a une mère juive et un père africain, elle vit entre l’islam et la religion juive, métisse, l’auteur nous parle de ses difficultés – ni vraiment acceptée, ni vraiment rejetée – que ce soit dans ses cours de Droits ou à la synagogue. Elle nous raconte ses doutes, ses interrogations, ses révoltes, ses espoirs de jeune fille.

Un roman plein de sensibilité, c’est parfois drôle et souvent très touchant. J’aime cette pluralité, cette richesse, ce mélange. On sort grandit de cette lecture. C’est le genre de récit qui vous prends là et vous bouscule de par sa justesse et l’émotion qu’il amène.

Pour ma part, la différence de religion, de culture ne sont pas des problèmes, ce sont des richesses, c’est bien dommage qu’on érige des barrières et même qu’on en fasse des armes alors qu’il faudrait plutôt s’en servir pour s’unir, pour grandir.

– Merci Christelle de m’avoir prêté ce roman pour que je puisse le lire – je regrette juste de ne pas l’avoir lu avant de rencontrer l’auteur, j’aurais pu lui dire à haute voix combien je trouve qu’elle est une jolie personne, une jolie âme, merci pour vos mots, pour le partage de vos expériences – une richesse de culture/religion pas si facile à vivre dans ce monde qui est le nôtre…

L’humanité a tellement à apprendre. On manque tellement d’ouverture et de tolérance.

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